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 Etc ; End of Thinking Capacity (Ft. Liss :3)

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MessageSujet: Etc ; End of Thinking Capacity (Ft. Liss :3)    Jeu 24 Juil - 18:55

Hold my hand ,oh baby it's a long way down to the bottom of the river
Hold my hand, oh baby it's a long way down, a long way down

Nuit noire. Les étoiles clairement visibles dans le ciel dégagé. Pourtant dernièrement, l'été n'avait pas été clément. Sans jeu de mots, bien sûr. Qu'est-ce qu'il avait plu. Je levai brusquement la tête vers les astres brillants, un cri silencieux s'étouffant dans ma gorge. Troisième fois depuis le début de la nuit. J'en ai marre de ne plus dormir. De tourner en rond dans ma tête toute la nuit, de me cogner à mes propres murs. Qu'est-ce qu'ils font là ? Qu'est-ce qu'ils font mal. Et je devrais dormir, bor.. non. Je secoue la tête, contrarié par ma propre stupidité. Je me glisse hors de la tanière des guerriers dans un lourd silence, utilisant mes capacités de flèche pour éviter de déranger mes camarades. Sortir en pleine nuit d'accord, mais sans réveiller le monde entier c'est toujours mieux. Et mon cri semble avoir étouffé mon coeur avec lui. Il bat toujours, je le sens, au milieu de la poitrine. Il me lance, comme si des griffes le transperçaient en cherchant à me l'arracher. J'espère qu'il ne va pas s'arrêter, je mourrai bêtement et seul au milieu de la nuit. En silence. Tiens, en parlant de ça, je ne pense pas que leur 'Clan des Etoiles' m'accueillerait. Je ne pense même pas qu'il existe. Ca se saurait. Eh oui, athée psychotique dans l'âme, je me ferais presque pitié.

Mes pas me guident lentement hors des limites du camp. Vaut mieux pas que je reste ici de toutes façons. Je souris amèrement pendant qu'une idée fait lentement son chemin dans mon esprit. Je ne regarde même plus où je vais, marchant entre les ombres, à peine éclairé par la lune. J'ai le souffle lourd, allez savoir pourquoi. Et doucement, comme si c'était normal, l'idée s'impose comme si elle était claire. Oui, je vais attendre l'hiver. Je vais attendre la saison froide, je vais attendre que l'air soit douloureux à respirer, que tout devienne blanc, que le pout de mes pattes grises soit difficile à sentir. Que de doux flocons recouvrent tout comme un linceul et me fassent éternuer en se posant sur le bout de mon museau. Et puis, un soir, un soir un peu comme celui-ci. Une longue nuit d'hiver, glaciale, quand en sortant du camp au milieu des champs enneigés on a l'impression d'être un fantôme, d'être seul au monde. Et je traverserait le chemin du tonnerre, en silence. Il y a tellement peu de monstres la nuit, ça ne devrait pas être un problème. Sans me presser, très calmement, les nuits d'hiver sont tellement longues. Je vais passer par les quatre chênes et atteindre la rivière. Oui, celle qui coule entre les territoires de la Rivière et du Tonnerre. Alors je m'arrêterai au bord de ses flots argentés au clair de lune.

Et, dans un souffle rendu visible par la température extérieure, un souffle qui s'envolera vers les cieux vides de sens, je lui dirai adieu. Je lui dirait adieu à elle, adieu à tout. Adieu à toutes les merveilles du monde, adieu à tous ceux qui m'ont aimé, détesté, ne serait-ce que connu, en leur souhaitant une longue et heureuse vie. Du bonheur, uniquement du bonheur. Je dirai adieu à mon chagrin et à ma folie, ça me fera du bien. Et quand j'aurais fini, lentement, j'entrerai dans l'eau. Une patte après l'autre, savourant la sensation d'aiguilles transperçant violemment ma peau au fur et à mesure que je m'y enfoncerai. Je prendrai un dernier souffle, une dernière goulée de cet air piquant et précieux. Et puis je laisserai les flots m'emporter. Me consumer, geler mon corps et mon âme définitivement, m'en débarrasser. En finir avec moi. La dernière fois que j'aurai posé les yeux sur cette terre aura été une vision magique, aucun regret. Je ne tarderai pas à me noyer, et si j'ai de la chance, j'atteindrai le fond de l'eau, et j'y reposerai tranquillement, au milieu des algues et des poissons. Je mourrai au fond de l'eau, ça sera magique. Ca sera enfin fini.

Je souffle doucement, ayant parcouru plus que de chemin que ce à quoi je m'attendais, avec ces c*nneries. Un gouffre béant me fait à présent face, et je sens que l'air qu'il abrite et nettement plus froid que cette douce nuit d'été. Comme un trou noir, vide chaleur, vide de lumière. Un peu comme mon esprit actuellement. Plein d'émotions vide de sens. Et c'est quoi ce projet à la noix ? Je rentre dans la grotte et vais m'appuyer contre l'une des parois rocheuses. Glaciale. D'où ça me vient, ça ? Depuis quand je suis suicidaire ? Est-ce que j'ai perdu l'esprit ? Complètement ? Je souffle doucement, puis inspire l'odeur désagréable de la cavité qui me sert d'abri. Il n'y a personne ici. Que des souvenirs. Souvenir que je n'ai jamais vécus, mais on raconte que le Clan se réfugie ici en cas d'attaque du camp. Une guerre. Je frissonne malgré mon pelage mi-long. Cette idée m'horrifie. Mais tandis que j'essaie d'apercevoir le ciel nocturne depuis l'entrée de la grotte où je me suis assis, un mouvement attire mon attention. Un mouvement qui ne fait pas partie du paysage à vrai dire. Croyant apercevoir une silhouette, je cherche des yeux sur lesquels poser mon regard au milieu de cette obscurité. Je n'ai pas envie de parler, je n'ai pas envie de passer pour un c*n, je suis déjà suffisamment de mauvaise humeur, je suis déjà suffisamment mal. Je dois avoir une tête de déterré. Un murmure rauque que je ne reconnais même pas se fait entendre, il me faut quelques secondes pour réaliser que c'est ma propre voix.

" C'est pas le moment de jouer, franchement. Ou tu sors de là maintenant ou je t'arrache les oreilles. Je ne sais pas qui tu es, je ne sens pas ton odeur, alors excuse ma mauvaise humeur mais sors de là. "

Non ça ne me ressemble pas. Mais je suis fatigué. J'aimerais qu'on en soit déjà à l'hiver. J'aimerais aller me noyer dans cette fo*tue rivière. Sentir le froid me consumer une bonne fois pour toutes, sentir que c'est fini. Que je vais enfin pouvoir dormir.

The wolves will chase you, in the pale moonlight
Drunk and driven by a devil's hunger
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