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 La mort peut prendre n'importe lequel d'entre nous... PV Secret des Sources <3

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Rivière de Cristal
Guerrière


Féminin
Date d'inscription : 19/01/2013

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PUF : Cristalouninounette ou Cristy ou Cristalinaninou ou Cristalou ou Cricri ou Cristounet ou Riv' ou Rivy ou Ryv

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MessageSujet: La mort peut prendre n'importe lequel d'entre nous... PV Secret des Sources <3   Ven 26 Déc - 14:48

Ce matin là, Rivière de Cristal se leva tard. Très tard. Elle avait passé une mauvaise nuit, trop stressée par la mauvaise saison qui s'était installée. Pourtant, personne n'était tombé malade, personne n'était mort de faim ou de froid. Même les chatons résistaient. Certains même mieux que les guerriers qui passaient leur temps à renforcer les murs du camp pour éviter que le froid ne s'incruste dans les tanières.

Mais même avec ces bonnes nouvelles, la guerrière ne s'était pas détendue et avait eu besoin de s'éclipser, de prendre un peu de temps pour elle, pour être seule. Au moins quelques heures. C'est comme ça que la guerrière tigrée sortie du camp sans prévenir personne. Peut être que quelqu'un la verrait, mais elle s'en fichait pas mal. S'ils la connaissaient bien, ils ne l'embêteraient pas aujourd'hui. Ce n'était pas dans ses manières de s'éclipser sans arrêt.

Pendant plusieurs minutes, Rivière de Cristal marcha sans s'arrêter, se retrouvant bientôt à découvert. Pendant le trajet, elle avait pensé à sa vie d'avant et à la vie qu'elle aurait pu avoir si elle était restée avec sa mère. Mais elle ne pourrait jamais retourner en arrière. La vie sauvage c'était la sienne. Et pour elle, c'était la meilleure. Elle se sentait bien où elle était. Et ne pourrait pas repartir.

Une odeur tira subitement la guerrière de ses pensées. Une odeur familière mais inquiétante. Aucune rafale de vent ne lui permis de savoir d'où venait l'odeur et ce qui dev ait arriver arriva. Une masse de fourrure malodorante lui tomba dessus, lui griffant le dos au passage. Le cœur battant à tout rompre, Rivière de Cristal reconnue la fourrure blanche et noire d'un blaireau. Il avait la peau sur les os et mourrait de faim. La guerrière immobile avait été une proie facile pour lui.

Les larmes aux yeux, se sentant humiliée, la chatte tigrée chercha par tous les moyens à se débarrasser de son agresseur. Mais rien n'y faisait. Il était solidement accroché à son dos et du sang commençait déjà à perler sur la fourrure tigrée de la guerrière. Elle commençait à faiblir, il était beaucoup trop lourd pour elle. Et beaucoup trop gros.

Une douleur fulgurante traversa la gorge de Rivière de Cristal. Le blaireau venait de planter ses crocs juste en dessous de sa carotide, l'artère qui la maintenait encore en vie. La guerrière commença à pousser un cri pour pousser l'animal et s'enfuir. Mais rien n'y faisait. Les crocs visèrent juste cette fois. Et la fameuse artère fut enfin touchée. C'est au même moment qu'un coup de feu retenti, faisant fuir le prédateur.

Trouvant ça bizarre, Rivière de Cristal tenta de se relever mais s'écroula de tout son long dans une mare de sang. Sang qui provenait de la dernière blessure qui lui avait été infligée. Et qui lui serait sûrement fatale. La tête tournée vers les bois, la chatte tigrée pu apercevoir une fourrure semblable à la sienne. Son père était là. Il serait là pour la voir mourir comme une vulgaire proie et non comme une guerrière au combat. Elle en était dégoûtée. Le guérisseur s'approcha avec précipitations de sa fille qui le regarda de ses yeux ambrés, injectés de sang.

- Papa... je suis désolée...

D'une voix presque inaudible, la guerrière était parvenue à prononcer quelques derniers mots. Elle allait abandonner son père. Il serait désormais seul au camp. Il n'aurait plus de famille mis à part le chaton de sa fille qu'elle ne pourrait plus jamais revoir. La seule chose qui lui faisait plaisir était de retrouver son frère. Après des années sans lui, avec pour seul souvenir de lui, une masse écrasée sur le sol en goudron.

La riveuse finit par fermer les yeux, trop faible pour rester consciente encore longtemps. Elle sentit son père s'agiter auprès d'elle. Il tentait sûrement de la sauver, mais c'était trop tard pour elle. Elle voyait déjà les guerriers du clan des étoiles venir la chercher. Elle espérait de tout cœur que son frère serait avec eux pour l'accueillir. Mais il y aurait aussi tout ceux qu'elle avait perdu dans le clan de la rivière. Elle ne souffrait plus, ne sentait plus rien.

C'est durant ce moment silencieux que la mort vint chercher la guerrière. Des amis, des connaissances, son frère. Oui, son frère était là ! Exactement comme dans ses souvenirs. La même odeur, la même allure. Tout allait mieux. Elle ne souffrirait plus de la faim ou de la mauvaise saison. Juste du manque de ses proches. Eux aussi souffriraient. Ils mettraient sûrement du temps à faire son deuil. Mais elle pourrait rendre visite à son père dans ses rêves. Et aussi dans ceux de son chaton.

En attendant, elle allait devoir s'habituer à la vie dans un autre clan. Dans un clan de disparu dans une situation tragique ou une situation honorable. La mort pouvait frapper à tout moment et n'importe où pour emporter ceux auxquels nous tenons le plus. C'est sans doute comme ceci que son père raisonnerait à partir d'aujourd'hui. Et pendant un long moment.
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Amour : Je ne suis guère fait pour ça...

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MessageSujet: Re: La mort peut prendre n'importe lequel d'entre nous... PV Secret des Sources <3   Lun 29 Déc - 11:59


Papa... Je suis désolée...

Les mots résonnèrent au plus profond de lui. Sa vision se troubla, tandis que ses jambes se faisaient flageolantes. Non, non. Il ne pouvait pas le croire. Il secoua la tête, essayant de chasser son malaise. Sa gorge était sèche. Des toiles d'araignées. Il fallait... Que fallait-il d'autres ? Des larmes embuèrent de plus belle ses yeux. Non, non... Non, pas ça. Pas maintenant, il devait se concentrer. Une douleur jaillit dans son corps, à l'emplacement de son cœur. Il se maudit intérieurement. Ce n'était pas le moment, pas le moment, il ne devait pas faillir. Il devait la sauver. C'était son devoir, c'était... Impossible. Il se stoppa. D'un coup, tout était lucide, bien trop lucide dans son esprit. Il nageait dans le sang, la boue coagulée, la terre salie. Il marchait dans la mort. Il n'était pas idiot. Personne n'est idiot dans ces instants et pourtant... Il releva les yeux, cherchant du regard de l'aide, un miracle, un espoir fou qui les sauverait tous les deux, lui de sa folie, elle de son destin.

Il l'avait vu, il l'avait lu, son inutilité, son incapacité, son destin. Voir sa fille mourir sous ses yeux. Couvert de peur, couvert de honte. Quel plus lourd fardeau pourriez vous porter que celui-ci ? Il se tendait sa propre couronne de ronces, il se torturait cœur et peau à ce douloureux spectacle. N'était-il voué qu'au désespoir ? Voir ses enfants partir sous ses yeux, sans pouvoir les retenir, sans pouvoir se réveiller, juste se punir, encore et encore, en se maudissant. En vivant. Car quel valeur pouvait désormais avoir sa vie ? Après avoir perdu son fils et sa compagne, il perdait à nouveau ses entrailles, sa chair et son sang. On le lui aurait arraché tout vif que la douleur n'aurait pas été plus intense.

Pourquoi lui ? Les pleurs se mêlèrent à la source pourpre. Après avoir plaint le destin de sa fille, il ne pouvait que s'en prendre au sien, aux dieux, à ces diables du ciel, ce Clan des Etoiles. Tout était de leur faute. Il poussa un cri de rage, de colère, à l'encontre de ces disparus qui lui pourrissait la vie. Leur foutu étoile, il leur crachera dessus, il y pissera dessus, il s'en servira comme de proie, il les détestera, il les haïra. Il les harcèlera comme la vie l'harcèle, comme elle le fait souffrir. Ils comprendront que leurs décisions, c'est de la merde, et il les laissera crever sous les crocs d'un chien. Soudain, ces idées furent soufflées au vent. Il était là, à ruminer sa rancœur envers ses ennemis, alors que Cristal s'éteignait doucement sous ses yeux. Il s'était approché, il avait pressé son museau contre sa joue, il avait pleuré, et il pleurait encore, comme si les sanglots étaient inconsolables. Il voulait le croire, il voulait penser qu'il ne passerait pas au travers, qu'il ne filerait pas avec le temps, comme il l'avait songé avec la mort du frère. Il voulait devenir un martyr, prouver au monde entier que la vie, c'est que de la merde, mais regardez, je me bat, pour vos beaux yeux, pour vos regards compatissants, pour vous pourrir l'existence.

Il baissa les yeux au sol, sur la chose inerte qu'on appelait désormais cadavre et qui ne se mouvera plus jamais. Qui ne lèvera plus jamais, les yeux brillants, pour l'appeler "Papa" et diffuser son odeur contre lui. Un coup de feu retentit, le faisant sursauter, le tirant de sa contemplation. Les chasseurs, les Bipèdes. L'avaient-ils vengé ? Le blaireau était-il mort ? Se vidant de sa vie comme la chatte, dont il ne pouvait plus rien faire ? Il ne l'avait pas sauvé. S'en était-il cru capable ? Comme il avait pensé un certain temps que la vie pouvait être bonne et douce ? Il souffla doucement, comme pour chasser cet étau qui lui broyait le cœur, en vain. Il savait qu'il ne partirait que de lui-même, dans longtemps. Oh oui, bien longtemps. Doucement. Presque mélancoliquement. Il finir par s'écrouler près du corps sans vie, respirant lentement. Comme si de la sorte, son propre coeur allait s'arrêter, et qu'il pourrait aller la rejoindre. Où ? Bonne question... Il n'en avait aucune idée. Vraiment. C'est pourquoi il releva le nez vers les étoiles, à demi cachées par les feuillages. Deviendra-t-elle une de ces choses brillantes, qui fascine tant ? Oh oui. La pensée que sa fille devienne une des plus belles choses de la terre, une boule ancestrale d'espoir le réconforta un peu. Rien qu'un tout petit peu. Il avait désormais moins envie de mourir. Il se rendit compte soudain qu'il tremblait, et qu'il était trempé de larmes. Il se roula en boule, il ne voulait plus rien voir, ne plus rien sentir, mais l'odeur métallique flottait tout près de lui. Trop près. Mais il ne pouvait pas l'abandonner. Il devait faire son deuil. Il savait ce que c'était. Il y avait déjà eu des morts, au camp. Ses proches le veillait, toute la nuit, sans bouger, sans manger. Il lui devait bien ça. Et après, il partirait.

Il s'interrogea. Devait-il porter sa dépouille au Clan ? Il aurait honte, tellement honte. En plus de la voir mourir, il devrait s'expliquer ? Montrer à quel point il était lâche et inutile ? En plus de ne pas savoir se battre, il ne savait pas soigner, guérir, miraculer. Il aurait tellement voulu. Il aurait tellement pu. Le remord éclata soudainement en lui, et les pleurs renouvelèrent. Il resta longtemps comme ça, les pensées, les idées, les envies, de mort, de vie, de vengeance flottant en lui, disparaissant, revenant, au gré du temps qui s'écoulait, et bientôt l'aurore pointait, trop tôt, bien trop tôt à son goût. Il n'avait pas fini. Il n'avait pas encore totalement purgé sa peine. Oh non, il savait que cela prendrait des années, des siècles même, et que la punition ne ferait que graduer. Qu'est-ce qui l'attendait, ensuite ? L'humiliation, le bannissement ? Peu lui importait. Cristal n'était plus auprès de lui. Elle était désormais à des kilomètres, des milliers de lieux de lui. Heureuse peut-être, sans lui. Après tout, peut-être était-ce mieux. Il déglutit péniblement, sa gorge sèche d'avoir pleuré et hurlé son chagrin. Il attendra encore. Que la mort vienne l'emporter à son tour.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Poisson, Paul Eluard :
 
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