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 Perle de Brume, le début d'une nouvelle vie de louve

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Nuage des Brumes
Apprentie


Féminin
Date d'inscription : 27/06/2011

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PUF : Aëllys / Brumisator, Spray, Evian, Brue, etc..

Autre(s) personnage(s) : Sensations Ephémères

Apprenti ou Mentor : Symphonie Elfique


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MessageSujet: Perle de Brume, le début d'une nouvelle vie de louve   Sam 9 Juil - 14:12

Bonjour à tous !
Voilà une petite histoire écrite un été, il y a un moment d'ici, maintenant. Je ne l'ai pas finie, et je ne compte pas la finir, du moins pas pour l'instant ^^
Si vous avez le courage de la lire, et bien merci à vous ! =)
Bonne journée <3



I. La vallée


Le soleil montait dans le ciel bleu, pommelé de petites boules de coton, et avait presque atteint son zénith. Perle de Brume s'arrêta au bord d'un rocher en surplomb de la vallée pour souffler un peu. La douce brise qui s'éleva ébouriffa son pelage argenté brillant au soleil, elle profitait de l'impression de liberté qui l'envahissait peu à peu. Le souffle caressait les racines de ses ailes, repliées dans ses épaules, et qui ne demandaient qu'à se déployer. Elle pouvait de là observer tout ce qui il y avait en contrebas, ce qui lui était utile pour décider de la direction à prendre et avoir un aperçu ce qui l'attendait.
Ses yeux bleu-gris épousèrent, au loin, les montagnes qui dominaient tout, couvertes de guirlandes de nuages, et qui sur leurs flans portaient une couverture de forêt d'un vert profond. Celle-ci lui rappelait l'endroit d'où elle venait, mais sans neige. Une mer d'herbe verte ondulante sous le vent telle de petites vaguelettes et jonchée de quelques arbres maigrichons s'étendait aux pieds de la jeune louve. Puis les arbres devenaient de plus en plus nombreux et denses, et la forêt finissait par prendre le relais jusqu'aux montagnes.
Du moins c'est ce qu'elle pouvait voir de là ou elle était. Elle était essoufflée et fatiguée par son long voyage. Cela ferait bientôt quatre lunes qu'elle errait à la recherche d'une meute, et elle n'arrivait toujours pas à croire que le couple Alpha de son ancienne meute l'avaient chassé parce qu'elle avait atteint l'adolescence. En effet, à l'entrée dans l'âge adulte, les jeunes femelles étaient chassées. Elle est une amie avaient été contraintes à partir du territoire. Un loup, même ailé, ne peut survivre longtemps sans meute pour assurer protection et nourriture, elle devait donc se dépêcher d'en trouver une prête à l'accueillir. Elle en avait rencontré une, mais celle-ci l'avait repoussée et chassée sans plus attendre. Depuis, le désespoir la gagnait chaque jour un peu plus.
Elle jaugea rapidement que la forêt sur les montagnes serait toujours un milieux plus adapté à la vie d'un loup que les montagnes dénudées, où seuls quelques plantes d'altitude et quelques maigres petits rongeurs vivaient, qu'elle avait traversé cette dernière demi-lune. Ah, si seulement elle pouvait à nouveau déployer ses ailes ! Il ne lui faudrait que deux levers de soleil, si les vents ne faisaient pas de caprices, au lieu de six en allant à pieds. Mais elle ne pouvait se permettre de dépenser autant d'énergie, elle en avait déjà perdu bien assez. Elle repartit donc d'un pas décidé. Elle sauta de rocher en rocher malgré ses coussinets endoloris jusqu'au bas de la pente dangereusement abrupte. L'herbe fraîche et humide lui fit alors le plus grand bien. Dessous, le terre était molle, mais pas assez pour que la louve s'y enfonce. Elle marcha un bon moment, zigzaguant entre les rochers et les rares arbres aux troncs comme tordus de douleur.
Alors que la chaleur était désormais étouffante et que son estomac criait famine, elle repéra le fin fumet d'une potentielle proie. En entrouvrant légèrement ses mâchoires, l'odeur se fit plus précise, elle se révéla appartenir à un lièvre. L'eau monta instantanément à la bouche de la louve grise, affamée. Elle se coucha dans l'herbe et se fit la plus petite possible, vérifia que le vent lui faisait face pour que son odeur n'alerte pas le rongeur, puis releva lentement la tête et repéra un mouvement près d'un grand rocher en équilibre. Elle avança à petit pas, l'herbe douce étouffant le bruit. Lorsqu'elle fut assez près de sa proie, elle banda ses muscles, très sollicités ces temps-ci, et lui sauta dessus. Un coup de crocs suffi pour briser la colonne vertébrale du petit animal. Il n'eut le temps d'émettre aucun son, les autres animaux aux alentours ne furent ainsi pas alerté de la présence de la louve. Le lièvre était gros, preuve que les prédateurs n'étaient pas souvent présents dans les parages, et que les animaux avaient pu se nourrirent et se développer sans aucune gêne. Perle de Brume était rassurée d'avoir attrapé une grosse proie. En effet, sans meute pour attaquer en groupe, un lièvre était une grosse proie, surtout pour une louve épuisée. Dans cette vallée, elle ne trouverai peut-être pas d'autres loups, mais au moins, la nourriture serait abondante et insouciante. Elle saisit sa proie et l'emmena sous un arbre un peu plus loin, où elle pourrait manger à la fraîcheur de l'ombre. Lorsqu'elle mordit dans la chair tendre encore tiède, une douce chaleur l'envahie, et elle finit son repas rapidement. Le ventre plein, le sommeil la gagna, et elle considéra qu'elle avait bien besoin d'une petite pause. Elle s'allongea, posa sa tête sur ses pattes aux bouts blancs, et fut bientôt engloutie par les brumes de la fatigue.

Lorsque Perle de Brume se réveilla, le soleil descendait dans le ciel, et au dessus des montagnes, des lueurs roses commençaient déjà à apparaître. Elle fut réveillée d'un coup, et maugréât de s'être assoupie si longtemps. Elle se secouât, et repartie aussitôt en direction de la forêt. La douleur dans ses pattes se réveilla dès qu'elle se mit à trottiner, aussi elle préféra marcher à vive allure, en essayant de rattraper le temps perdu. Plus tôt elle arriverai au bois, plus ses chances de trouver des congénères augmentaient. Qu'aucune meute ne s'y soit installée auraient été étrange, car les conditions de vie avaient l'air parfaites. En pensant à cela, elle tenta d'accélérer le pas avant de se résigner pour de bon. Pendant son chemin, elle se demanda combien de temps il lui faudrait pour atteindre son but. D'en haut de la montagne derrière elle, elle avait cru la vallée bien plus petite qu'elle ne l'était en réalité, car désormais les grands arbres semblaient très loin. Toute la journée elle marcha, et au fur et à mesure que le soleil déclinait devant elle, sa cadence ralentissait. Finalement, lorsqu'il eu presque disparut derrière les montagnes, la terre était certes plus dure et les arbres plus nombreux, mais la louve était encore bien loin de la forêt. Elle était exténuée, car elle ne s'était arrêtée qu'une seule fois depuis sa petite sieste. Alors que sa vision nocturne commençaient à s'installer et que les paysages autour d'elle changeaient peu à peu de teinte, elle repéra un arbre au tronc penché et aux branches bien feuillues qui retombaient tout autour. Cela formait une sorte de tanière. Perle de Brume s'approcha, huma l'air, et comme aucune présence ne semblait s'annoncer, elle passa la tête à travers le rideaux de feuilles. L'espace était suffisant pour qu'elle puisse s'y retourner et s'y allonger, et l'herbe y était encore plus abondante et verte que dehors, elle n'hésita alors plus à y entrer, fit deux tour sur elle-même puis s'allongea pour se laisser aller au sommeil.

Ce fut la douce lumière de l'aube qui réveilla la louve. Les feuilles et les branches de la tanière filtrait des rayons d'or, semblables à de petits ruisseaux de soleil. Son pelage gris perle prit des reflets argentés et légèrement bleus. Perle de Brume tendit l'oreille. Dehors, la vie commençait à s'éveiller, les animaux à s'agiter, et son ventre commençait lui aussi à gargouiller. Le campagnol qu'elle avait attrapé la veille lui semblait bien loin désormais. Elle décida de se remplir l'estomac avant de repartir, se leva promptement, se secouât, et sortit du couvert de l'arbre en position du chasseur, presque couchée sur le sol, son ventre caressant les hautes herbes. Le vent soufflai moins, le soleil apparaissait au dessus des montagnes grises d'où elle venait, et l'herbe remuait pour laisser passer les petits rongeurs partis en quête de nourriture. La jeune louve ouvrit la gueule et repéra le fumet appétissant d'un lapin. Elle le suivit et découvrit l'animal qui s'éveillait à l'entrée de son terrier. Une ombre massive qui se jetait sur lui fut sa dernière vision. Elle repartit sans attendre aussitôt son repas terminé.

Durant les jours qui suivirent, elle trouvait la plupart du temps un arbre ou une crevasse où s'abriter pendant la nuit, mais elle se voyait parfois obligée de dormir à la belle étoile. Elle avait essayé de voyager de nuit, mais sans la boule de feu accrochée dans le ciel qui avaient été tout le temps d'un beau bleu sans jamais de nuage noir menaçant à l'horizon, s'orienter devenait difficile, et elle s'était finalement arrêtée pour se reposer après quelques heures de marche sans point de repère. Les arbres se firent de plus en plus nombreux jusqu'à ce qu'un jour, alors que la louve commençait à se demander si elle ne s'était pas trompée de direction, une lisière d'arbres aux gros troncs lui fassent face. Perle de Brume accéléra le pas, ne sentant plus les douleurs sous ses coussinets. Les arbres devenaient de plus en plus grands à mesure qu'elle approchait. Le soleil montait dans le ciel toujours d'un bleu aussi pur, et la fourrure de la jeune louve commençait à chauffer. Arrivée devant le premier grand dieu végétal, elle s'arrêta un instant, jeta un dernier coup d'œil derrière elle, puis pénétra d'un pas décidé sous le couvert des immenses arbres. L'ombre lui fit l'effet d'une douche froide, car cela faisait déjà sept levers de soleil qu'elle voyageait avec le poids du soleil sur le dos. Sous ses pattes, la terre était maintenant plus dure et fraîche, et quelques racines dépassaient de-ci de-là. Les troncs des arbres étaient fantastiquement larges, l'écorce des plus vieux végétaux pelait, et une forte odeur de résine régnait. Les arbres se succédaient à l'infini, des rayons de lumière filtraient de la voûte de feuilles. Quelques oiseaux chantaient sur de hautes branches, un pic vert creusait un trou tandis qu'une musaraigne remuait entre les racine d'un chêne. L'été était là. Le même été qu'il y avait là-bas, sur son ancien territoire, dans sa forêt en hiver enneigée.
Perle de Brume s'arracha à sa contemplation et se décida enfin à avancer. Soudain, au bout d'une centaine de mètres, elle flaira l'odeur d'un loup.



II. Rencontres


Elle était aux anges, et s'empressa de pousser un long hurlement pour signaler sa présence. Elle tenta ensuite d'en savoir plus sur l'identité du loup. Il se révéla que c'était en fait une louve, qu'elle était un peu plus âgée, et qu'elle était passée par là il y a moins d'une heure et... qu'elle n'était pas ailée. Le gêne ailé était très rare, mais le couple Alpha de son ancienne meute en était doté, ainsi, tous leurs descendants pouvait faire pousser de leurs dos de grandes ailes majestueuses grises. Mais Perle de Brume n'avait pas d'ailes grises, elles étaient blanches. D'un blanc totalement immaculé, qui brillait comme de la neige au soleil. La jeune louve était surprise, car depuis qu'elle avait quitté sa meute, elle n'avait pas rencontré un seul loup ailé. Elle abandonna ses réflexions, fit un quart de tour et avança. L'odeur persistait, et semblait être une frontière car elle était déposée à de nombreux endroits. Ne voulant s'aventurer en territoire occupé, elle décida de retourner là où elle avait hurlé et d'attendre que la louve vienne vers elle. Elle n'eut pas à attendre longtemps, une forme massive surgit des fougères quelques temps après. Elle sursauta car elle ne l'avait pas entendu arriver. La louve qui se tenait en face d'elle avait un pelage d'un gris tellement clair qu'on aurait pu le croire blanc. Elle avait l'air méfiante, et s'approchait doucement. Perle de Brume supposa qu'elle n'avait pas besoin de se soumettre, puisqu'elle n'avait pas vraiment pénétré son territoire, et salua la louve :
- Bonjour, je ne te veux aucun mal, je ne suis que de passage.
Elle se détendit un peu sans pour autant baisser sa garde.
- Je m'appelle Perle de Brume, et je viens d'au-delà des Montagnes Grises. J'aimerai savoir si une meute est installée près d'ici.
- Bonjour à toi, Perle de Brume, je m'appelle Lac de Givre. Il y a bien une meute installée ici, son territoire s'étend sur presque toute la partie nord de la forêt des Montagnes du
Coucher du Soleil. Tu cherches à rejoindre la meute ?
- Merci. Oui, je voyage à la recherche d'une meute depuis quatre lunes. Tu n'en fais pas partie ?
- Non, je suis solitaire, mais je possède mon propre territoire. D'ailleurs si tu veux rejoindre le territoire de la meute, le chemin le plus court est de traverser le mien.
- Puis-je ?
Lac de Givre jaugea Perle de Brume du regard, réfléchit un instant, puis répondit :
- Je te conduirai jusqu'à la frontière.
- Merci.
- Mais je te préviens, avant que la meute te témoigne du respect, il te faudra acquérir la confiance du couple Alpha, Éclair de Pluie et Nuit d'Été.
- J'essayerai. Nous partons de suite ?
- Suis-moi.
La louve se retourna et sauta dans les fougères d'où elle était apparue, Perle de Brume s'empressa de lui emboîter le pas. Lac de Givre était d'une agilité déconcertante, elle évitait toutes les branches par terre et sautait par-dessus les arbres morts grouillant d'insectes d'un bond gracieux. Par contre, après quatre lunes à marcher en terrain montagneux et de plaine, Perle de Brume avait beaucoup plus de mal. Lorsqu'elles arrivèrent enfin à la frontière, une puissante odeur remplit l'air, les loups qui occupaient le territoire juste en face d'elles venaient tout juste de renouveler le marquage. Eux non plus n'étaient pas ailés.
- C'est là que je te quitte. Je te conseille de hurler pour signaler ta présence comme tu l'as fait avec moi. Je vais partir, il vaut mieux qu'ils ne me voient pas.
- Je comprends. Merci encore.
- De rien et bonne chance, j'espère que nous nous reverrons.
- Je l'espère aussi. Au revoir, Lac de Givre.
- Au revoir.
La sympathique louve disparut dans la végétation en un rien de temps. Perle de Brume attendit qu'elle se soit éloignée, puis elle releva la tête en arrière et poussa un fort hurlement. Là non plus, elle n'eut pas à attendre longtemps, et là encore elle ne prévit pas l'arrivée du groupe de loups. Ils étaient quatre, deux femelles et deux mâles. Le premier qu'elle remarqua était d'une beauté à en couper le souffle. Il était noir d'encre sur tout le corps, à part les iris de ses yeux, argentés. Il l'observait d'un œil mauvais mais curieux. L'autre mâle était gris foncé, l'une des femelles, couleur rouille, et l'autre, une mélange de roux et de gris. Tous adoptaient une posture purement agressive, les muscles saillant sous leur peau. Contrairement à sa rencontre avec Lac de Givre, elle opta pour la solution de la soumission, et baissa immédiatement le regard, la queue et les oreilles. Elle voulut entamer la conversation, mais le mâle gris foncé la devança.
- Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Je ne t'ai jamais vu dans les environs. Que viens-tu faire ici ? Tu es sur notre territoire !
- Bonjour, je m'appelle Perle de Brume. Je sais très bien que je suis sur un territoire occupé. J'ai été chassée de ma meute il y a quatre lunes, au-delà des Montagnes Grises, depuis je voyage à la recherche d'une nouvelle.
- Tu veux intégrer notre meute ?! cracha la louve rouille.
- C'est ça.
- Nous n'avons aucune raison de t'accepter, ni même sur notre territoire ! dit, menaçant, le mâle gris foncé.
- Orage de Printemps... Nous manquons de guerriers, et les loups solitaires deviennent de plus en plus nombreux, déclara la femelle roux-gris, hésitante.
Lorsque Orage de Printemps, puisqu'il semblait s'appeler ainsi, se tourna vers elle, son regard se fit beaucoup plus doux. Puis le mystérieux loup noir déclara :
- L'une a déjà installé son territoire ici, nous ne pouvons nous permettre d'accepter d'autres étrangers sur nos terres.
La fougueuse louve rouille cracha avec mépris :
- Elle, une guerrière !? Et moi je suis un renard, c'est ça !?
Le mâle noir posa sa queue sur son épaule en signe d'apaisement.
- Je suis une louve ailée, déclara Perle de Brume.
Un silence de mort se fit immédiatement, les quatre loups étaient abasourdis. Puis leurs visages s'éclairèrent, Orage de Printemps réfléchit quelques instants, et déclara enfin :
- Nous allons t'amener au camp, ce sera à Éclair de Pluie et Nuit d'Été de décider.
Les autres hochèrent la tête en consentement.
- Suis-nous, ordonna Orage de Printemps.
Tous les quatre tournèrent les talons et s'enfoncèrent dans la forêt. Épuisée par tout le chemin qu'elle avait fait, Perle de Brume peinait à tenir l'allure. Le soleil déclinait au-dessus des montagnes sur lesquelles ils s'engageaient, le terrain devenait pentu. Tandis que les quatre loups adoptaient une démarche et une allure spécifique, elle avait encore plus de mal à suivre. Elle se demandait combien de membres comptait la meute lorsque la cadence du groupe se ralentit.



III. La meute


Le terrain devint plus plat, la végétation plus dense, les arbres étaient tellement près qu'il était difficile de passer entre eux, mais une espèce de chemin écartait les conifères, créant en fait un tunnel. Les odeurs de plus de quinze individus vinrent titiller son museau, c'était donc une grande meute. Ils arrivèrent dans une clairière, où la lumière inondait tout. Les gros buissons, les ronces et les rochers. A cette clairière était adjacentes d'autres plus petites, car on voyait les entrées d'autres tunnels. Les animaux, oiseaux, rongeur et lagomorphes, avaient déserté l'endroit. Dans ce décors, il y avait une petite dizaine de loups qui se reposaient, mangeaient, ou encore surveillaient les environs. Alors que les cinq loups pénétraient dans la clairière, tous les individus présents tournèrent la tête, alertés par l'odeur inconnue. Certains avaient juste l'air curieux tandis que d'autres étaient déjà méfiants ou même agressifs. Lorsque le mâle noir pénétra dans le champ de lumière d'or de sa démarche souple et élégante, son pelage se couvrit de reflets métallisés et bleus, Perle de Brume en fut surprise et en admiration. Une silhouette fine accompagnée d'une plus grande firent leur entrée dans la clairière et se dirigèrent vers Orage de Printemps. Il s'agissait d'une louve et d'un mâle, peut-être le couple Alpha. La femelle avait un pelage très particulier et inattendu, il était gris moucheté de blanc. L'autre avait un pelage cuivre. Il s'arrêtèrent devant Orage de Printemps, qui baissa la tête en signe de soumission vers la louve, puis se tourna vers le mâle et l'inclina plus légèrement. La femelle était donc plus haute placée que le loup ? Le mâle gris foncé pris la parole :
- Nuit d'Été, voilà Perle de Brume, elle prétend vouloir intégrer la meute et dit être ailée. Nous l'avons trouvée à la frontière de Lac de Givre, mais je ne suspecte rien.
Pendant que Nuit d'Été observait Perle de Brume d'un œil intéressé, le loup cuivre déclara :
- Tu as pensé à en faire une guerrière ? Je ne vois guère comment cette louve décharnée pourrait se battre.
- J'ai voyagé pendant quatre lunes, je suis fatiguée. Mais je sais me battre et voler, dit-elle.
- Je pense qu'avec du repos, elle pourra effectivement s'entraîner à nos techniques. Je demanderai l'avis d'Éclair de Pluie, mais je pense qu'elle pourra rester, dit Nuit d'Été.
Perle de Brume en fut plus que soulagée. Elle commençait à se lasser d'errer sans destination précise.
- Pour l'instant, va manger un peu puis repose-toi, tu ne nous seras d'aucune utilité dans cet état. Cœur d'Encre te fera visiter le camp.
Le loup noir s'avança vers elle. Ainsi, voilà comment il s'appelait, Cœur d'Encre. Magnifique, pensa-t-elle.
- Suis-moi, ordonna-t-il d'une voix douce.
Tandis qu'ils traversaient la clairière, les autres loups examinaient la louve. Leurs pelages étaient très variés, elle pouvait en conclure que cette meute n'était pas très vieille. Alors qu'elle passait devant un jeune mâle gris très pâle, réplique presque parfaite de Lac de Givre mais avec des yeux bleu clair, il grogna très fortement. Elle l'ignora et suivit son guide qui l'emmena dans un des tunnels sombres qui débouchait sur une autre clairière où l'odeur de nourriture était très forte. Un cerf trônait au beau milieu, mais il ne restait plus que la carcasse.
- Les chasseurs sont partis ramener une autre proie, il ne reste plus que ça... dit-il d'un air peiné.
- Je m'en contenterai, merci.
- Pour la tanière, il faudra t'en faire une. Mais pour cette fois tu pourras dormir dans la mienne. Tu la reconnaîtras à mon odeur.
Perle de Brume hocha la tête et inspira à fond l'odeur délicieuse du jeune mâle. Un mélange de conifères, de fraîcheur et... d'ombre. Il sortit en silence de la clairière, et Perle de Brume s'avança vers le cerf, ou du moins ce qu'il en restait. Elle racla les os et la peau de la bête, mais seuls quelques morceaux de chair n'avaient pas été dévorés. Finalement, épuisée, elle décida d'aller se reposer. Elle se leva et se retourna. Le loup gris clair qui n'avait pas l'air de beaucoup l'apprécier se tenait devant elle. Ses oreilles étaient rabattues sur son crâne et il grognait, en position d'agression. Il banda ses muscles et sauta vers elle. A cause de ses vieux réflexes perdus pendant le voyage, elle ne put s'écarter à temps et le poids du loup qui la plaqua à terre lui coupa le souffle. Elle mordit la poussière, feula et tentât de se dégager énergiquement, mais il la tenait fortement, et il était beaucoup plus fort. Elle sentait ses forces l'abandonner, et finit par arrêter de se débattre. Ah, si elle pouvait sortir ses ailes ! Ce vaurien serait projeté par leur force. A ce moment là, elle sentit son haleine s'approcher, et lorsque sa voix résonna à son oreille, elle fut parcourut de frissons :
- Trop simple, bien trop simple, ricana-t-il. Tu n'es pas la bienvenue ici, saleté. Retourne d'où tu viens, ou je te fais la peau.
Il la relâcha, tourna les talons et, tout en s'éloignant, dit sur le ton de la discution :
- Au fait, moi c'est Espoir de l'Aube, souviens-t'en.
Elle n'était pas prête de l'oublier. Quelques minutes plus tard, une ombre s'allongea à l'entrée de la clairière. Croyant qu'il avait oublié de proférer une autre menace, elle ferma les yeux et resta allongée dans la poussière. Mais l'odeur qui lui parvint n'était pas celle d'Espoir de l'Aube, qui respirait le mal, mais bien la douce odeur mystérieuse qu'elle espérait.
- Que s'est-il passé ? demanda-t-il d'une voix inquiète.
C'était bien Cœur d'Encre. Elle ouvrit les yeux, et constata que le loup était penché sur elle et la reniflait, cherchant la cause du tapage et de la poussière qui la recouvrait.
- Espoir l'Aube... dit Perle de Brume d'une voix éraillée.
- Encore lui... soupira-t-il. Viens, tu vas te reposer.
Elle essaya de se relever, mais une fois debout, ses pattes flageolèrent et elle s'écroula. Des frissons parcoururent son corps maigre.
- Je vois... Bon, je vais chercher Pétale de Rose, je reviens tout de suite.
Il revint quelques instants après accompagné d'une louve au pelage rouge. Elle tenait dans sa gueule des plantes aux fortes odeurs.
- Bonjour, Perle de Brume. Je m'appelle Pétale de Rose, je suis soigneuse. Voilà quelques plantes pour que tu te remettes plus vite.
Elle déposa son paquet devant la gueule de la jeune louve. Celle-ci la remercia du regard, attrapa le paquet antre ses crocs, et mâcha les herbes amères. Le monde autour d'elle se mit à tourner, tourner de plus en plus vite, et elle paniqua avant de sombrer dans un sommeil forcé.

Elle se réveilla, allongée sur le flan dans une tanière creusée sous un rocher. Le sol sous elle était sableux, l'odeur qui régnait était celle d'un mélange de conifère, de fraîcheur et d'ombre. Alors tout lui revient. Elle était arrivée à la lisière de la forêt, avait rencontré une louve qui lui avait indiqué le chemin pour le territoire d'une meute. Elle s'était fait conduire par une patrouille au camp... Une image s'imposa dans son esprit. Celle d'un loup noir aux reflets bleus métallisés et aux yeux d'argent sous le soleil, mais dans une clairière sombre... Cœur d'Encre. Elle ne savait pas pourquoi ce loup attirait autant son attention, alors elle reprit le fil de ses souvenirs. Elle s'était fait acceptée dans la meute, Cœur d'Encre lui avait montré le chemin d'une clairière à côté, elle avait mangé un peu, puis... elle s'était fait agressée par Espoir de l'Aube. Une louve... comment s'appelait-elle, déjà ? Ah oui, Pétale de Rose. Pétale de Rose lui avait amené des herbes, elle les avait mâcher, puis... les souvenirs s'arrêtaient là. Après, c'était le vide, jusqu'à ce qu'elle se réveille ici, dans la tanière de Cœur d'Encre. Des bruits étouffés de pas résonnèrent aux oreilles de Perle de Brume. Une tête toute noire apparut à l'entrée, lui, évidemment. Ses yeux argentés luisaient comme de petites lunes.
- Tu es réveillée ?
- Combien de temps ais-je dormis ?
- Presque deux jours, répondit-il avec le sourire.
- Deux jours ?!
- Tu devais être bien fatiguée, rigola-t-il.
- C'est vrai... Mais où as-tu dormi, toi ?
- Dans un buisson. Ne t'en fais pas, ce n'est pas ta faute, la devança-t-il. Bon, Éclair de Pluie et Nuit d'Été demandent à te voir. Fais vite ta toilette, je t'attends dehors.
Elle fut toute excitée, elle allait rencontrer les deux dominants ! La première fois, elle était fatiguée, et n'avait pas réalisé ce que c'était de rencontrer les Alphas. Elle allait se rattraper aujourd'hui. Une fois sa toilette terminée, elle sortit en hâte au dehors, le loup noir l'attendait. Ils échangèrent un regard plein de douceur. La tanière était dans une clairière adjacente à la principale. Des épais buissons et des rochers la jonchaient de toutes parts, sous ces derniers, des terriers avaient été creusés. De cette clairière émanaient une multitude d'odeurs de loups. Apparemment, tous dormaient ici, mais la clairière était vide. Elle leva la tête. A travers les feuilles elle put constater que le soleil n'était pas encore très haut dans le ciel. Ils empruntèrent le tunnel.
- Nous appelons la clairière d'où nous venons "le Dortoir", et celle-là "la Place". Celle où sont entreposés les proies et où nous mangeons, "la Table", il y a aussi celle où sont entreposés les herbes et les plantes des soigneuses, Pétale de Rose que tu connais déjà, et Source de Lune, et où dorment les malades, "l'Antre", puis "la Nurserie" où dorment les petits et les mères, et enfin "la Tanière", où dort le couple Alpha. En tout il y a une clairière principale et cinq adjacentes, informa-t-il sur le ton du guide touristique.
- Heu... ça fait beaucoup.
Cœur d'Encre releva sa tête où s'installa un sourire amusé.
- Tu verras, tu vas t'y faire, encouragea-t-il.
Il débouchèrent sur la Place, où le soleil illuminait tout. Des loups faisaient leurs toilettes, discutaient, certains surveillaient, comme lorsqu'elle était arrivée. Elle fouilla l'endroit à la recherche d'un pelage gris presque blanc, et lorsqu'elle constata qu'Espoir de l'Aube n'était pas là, elle fut soulagée d'un coup. Elle observa la Place un peu mieux. Il y avait effectivement quatre autres tunnels, celui d'où ils sortaient et trois autres étaient à côté tandis que le dernier était à l'opposé. Sûrement l'Antre, pour éviter les contagions. Le mâle noir la mena au troisième tunnel. Ils arrivaient au bout quand Cœur d'Encre s'arrêta. Il signala leur présence d'une petit glapissement, puis s'avança dans la Tanière et attendit. La Tanière était sûrement la plus petite des clairières, il y avait seulement quelques buissons et un grand rocher sous lequel on avait creusé une tanière pouvant abriter au moins trois loups. Un grand mâle sortit de là, il avait un beau pelage gris foncé, et ses yeux que la sagesse et la douceur inondaient étaient d'un bleu très profond. Éclair de Pluie sans aucun doute. Nuit d'Été sortit juste après lui. Cœur d'Encre s'inclina quand les deux loups s'arrêtèrent devant eux, Perle de Brume s'empressa de l'imiter maladroitement.
- Cœur d'Encre, annonça-t-il en le gratifiant d'un signe de tête. Merci d'avoir accueillit et hébergé Perle de Brume.
Ce dernier s'inclina encore une fois, mais moins profondément. Le grand mâle se tourna alors vers la jeune louve.
- On m'a beaucoup parlé de toi. Je suis d'accord avec Nuit d'Été, tu peux rester. Et apparemment tu avais bien besoin de dormir. Cœur d'Encre a du t'expliquer le mode de fonctionnement du camp et de la meute.
- Je viens de me réveiller, il n'a pas encore eu le temps de m'expliquer le fonctionnement de la meute, mais il l'a fait très clairement pour celui du camp.
- D'accord, alors pour les besoins de la conversation, je vais t'expliquer moi-même. Les membres de la meute sont divisés en deux principaux groupes, les guerriers et les chasseurs. Les premiers partent en groupe, parfois plusieurs jours, pour chasser de grosses proies et les rapporter au camp. Pendant ce temps, les autres ramènent des proies plus petites. Les guerriers, eux, s'entraînent en permanence aux arts du combats, se relaient pour surveiller et au besoin défendre le camp, patrouillent le long des frontières, et si un jour nous voulons étendre notre territoire et occuper celui de nos voisins, ce serons eux qui combattront. Nuit d'Été et moi-même avons un second, Poussière d'Étoile, qui organise et supervise les patrouilles et les groupes de chasse, il fait partit des chasseurs. Il y a aussi deux soigneuses, Source de Lune et Pétale de Rose. Tu l'as deviné, elles guérissent les malades et les blessés. Les petits sont observés dès leur plus jeune âge pour déterminer s'ils seront plus tard chasseur ou guerrier. Nous tenons aussi compte des besoins de la meute. Lorsqu'ils atteignent un certain âge, un membre expérimenté de leur futur groupe les prend en charge et leur enseigne son art jusqu'à ce qu'ils le maîtrise assez bien pour faire officiellement partie du groupe. Ah oui, une dernière chose, nous voulons permettre à tout les membres de connaître la joie d'être parent, et les femelles adolescentes ont le choix de rester ou non.
- C'est un système très développé, commenta-t-elle à la fois choquée par le système de partage, et en admiration devant autant d'organisation.
- Avez-vous décidé de ma fonction au sein de la meute ?
- Et bien, nous en avons effectivement discuté, et nous en avons conclut que puisque nous n'avons presque pas de voisins et de danger, il y avait suffisamment de guerriers.
- Alors je serai chasseuse ?
- C'est à toi de décider. Nous te laissons le choix. Mais attention, une fois ta fonction choisie, il sera impossible de revenir sur ta décision.
- Très bien, merci beaucoup.
- Tu nous annonceras ton choix demain au plus tard.
Nuit d'Été, qui avait jusque là patiemment écouté la conversation, prit la parole.
- Nous avons des repaires dans la vallée. Nous appelons les montagnes sur lesquelles nous nous sommes installés "les Montagnes du Coucher du Soleil", et celles que tu appellent les "Montagnes Grises", "les Montagnes du Lever du Soleil", mais presque tout le monde ici se contente de dire "les Montagnes du Coucher" et "les Montagnes du Lever". Enfin, la plaine que tu as traversé pour arriver jusqu'ici, c'est "la Lande". Au sud d'ici, il y a un cours d'eau assez puissant, et nous n'avons pour l'instant jamais trouvé de moyen de traverser. Beaucoup de valeureux guerriers ont essayé, mais tous sont morts noyés. Nous n'avons pas encore exploré les territoires vierges à l'extrême nord et l'autre versant des Montagnes du Coucher, car notre territoire est assez grand pour couvrir tous nos besoins. Enfin, à l'est, il y a le territoire de Lac de Givre. Le camp est à peu près au milieu du territoire, et vers le sud, il y a un plateau qui continu même après la rivière, d'après ce que l'on pense. Si tu remonte celle-ci, le terrain devient très pentu, et tu arrives aux "Chutes". Pour le reste, une patrouille t'accompagnera pour te faire visiter l'ensemble du territoire.
- Très bien, je vais essayer de retenir tout ça, répondit Perle de Brume d'une voix qui se voulait sûre d'elle.
Cœur d'Encre était resté de marbre depuis un petit moment, mais il rigola soudainement. Éclair de Pluie vint appuyer sa réaction d'une douce parole :
- Ça viendra. Pour l'instant nous allons convoquer la meute et te présenter tout le monde.
- Mais ils n'ont pas des choses plus importantes à faire ?
- L'arrivée d'un nouveau membre est d'une importance capitale, nous voulons nous assurer qu'il n'y aura pas de malentendu.
Il sortit de la Tanière. Nuit d'Été et Cœur d'Encre avaient écouté patiemment qu'Éclair de Pluie ai finit son discours.
- Viens, dit Nuit d'Été en lui indiquant de la queue de passer devant.
Elle s'engagea dans le tunnel et perçut des éclats de voix. Le trac était quelque chose qu'elle avait connu étant plus petite, mais depuis elle avait apprit à le contrôler. Le tunnel déboucha rapidement dans la grande clairière toujours inondée de soleil. Il ne pleuvait donc jamais, dans ces montagnes ? Elle repéra Éclair de Pluie, perché sur un arbre mort pour dominer l'assemblée de canidés. Tout le monde se tourna vers elle lorsqu'ils les remarquèrent. Cœur d'Encre jeta un dernier coup d'œil vers elle avant d'aller rejoindre les autres. Nuit d'Été la poussa gentiment du bout de la queue en lui indiquant l'arbre mort. Elle grimpa dessus avec un peu de mal, car ses pattes étaient encore un peu raides. Des chuchotements s'élevèrent, elle s'obligea à rester de marbre. Une fois aux côtés d'Éclair de Pluie, Nuit d'Été monta sur le tronc d'un bond souple. Sa fourrure grise mouchetée de blanc luisait sous le soleil quand elle prit la parole :
- Nous vous avons réunit aujourd'hui pour vous annoncer l'arrivée dans la meute de Perle de Brume.
Quelques commentaires s'élevèrent, des agréables comme des désagréables. Elle ne fit attention à aucun, s'étant fixé comme objectif de ne pas se laisser troubler par la foule. Elle la parcourut du regard, et soudain Espoir de l'Aube lui revint en mémoire. Elle se força à ne pas paniquer et à détailler un arbre au fond de la Place. Éclair de Pluie intima d'une voix ferme le silence, les loups se turent immédiatement. Il encouragea ensuite d'un mouvement de tête la jeune louve à faire part de son histoire à la foule. Elle prit la parole d'une petite voix :
- Je viens d'au-delà des Montagnes du Levant, dans un plateau ou il y a une forêt presque toute l'année couverte de neige.
Comme aucune mauvaise réaction ne se fit sur les visages de ses auditeurs, elle prit confiance et continua d'une voix plus affirmée.
- Ma meute de naissance était dirigée par un couple Alpha ailé.
Des exclamations et éclats et voix retentirent. Un louveteau gris foncé aux pattes couleur de miel demanda à sa mère ce qu'étaient des loups ailés. Il n'en avait probablement jamais vu. Le silence revenu, la mère lui demanda de se taire sagement.
- La plupart des membres de ma meute étaient donc ailés, tout comme moi. Mais après des perturbations dans le clan, la mort de mon père, le mâle Alpha, a fini par dissoudre la meute. Il est mort subitement, et personne n'a chercher à en connaître la cause. Finalement, ma mère a disparue quelques jours après, et tout le monde est partit de son côté. Là-bas, la hiérarchie était simple. Le couple Alpha était le seul à pouvoir se reproduire, ils n'avaient pas de second. Le camp n'était qu'un bout de forêt jonché d'anciens terriers de renard, et il n'y avait pas de guérisseurs, les plus faibles mouraient sans qu'on se soucient d'eux. Le partage n'existait pas, il fallait se battre pour survivre. Le seul avantage de la meute était de pouvoir attraper de plus grosses proies. De plus, une fois les femelles bientôt adultes, elles étaient chassées du territoire. Quand à moi, après la dissolution du groupe, j'ai traversé plusieurs plateaux et j'ai franchi les Montagnes Grises pendant presque quatre lunes avant d'arriver dans cette vallée. Pour arriver jusqu'à ces montagnes, j'ai mis sept levers de soleil, et c'est là que j'ai rencontré Lac de Givre qui m'a conduit jusque sur votre territoire.
Perle observa la réaction de l'assemblée. Certains se penchaient vers d'autres pour leurs murmurer quelques paroles incompréhensibles, d'autres la regardaient avec un air de mépris, les petits semblaient fascinés par son histoire. Elle se tourna vers Nuit d'Été. Cette dernière regardait les loups en face d'elle d'un air égal.


Dernière édition par Patte de Brume le Sam 9 Juil - 14:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perle de Brume, le début d'une nouvelle vie de louve   Sam 9 Juil - 14:30

Et voilà, pour ceux que ça interesse, toutes les infos sur tous les personnages, dont la plupart n'apparaîssent pas ! xD


Meute de la Montagne Nord


Territoire : Nord de la forêt des Montagnes du Coucher du Soleil
Couple Alpha : Nuit d'Eté – Eclair de Pluie
Second : Poussière d'Etoile
Soigneuses : Pétale de Rose – Source de Lune
Chasseurs : Forêt d'Emeraude, Fleur de Soleil, Lune d'Argent – Poussière d'Etoile, Plume de Lumière, Etoile du Matin, Nuage de Coton, Pelage de Sable
Guerriers : Tempête de Fleurs, Rivière de Lave, Perle de Brume – Orage de Printemps, Espoir de l'Aube, Feuille de Chêne, Coeur d'Encre
Petits : Patte de Miel, Rayon d'Or, Oreille de Jais ( Source de Lune X Plume de Lumière ) – Fleur de Corail ( Pétale de Rose X Feuille de Chêne )

Femelles :
Nuit d'Eté ° : pelage gris moucheté de blanc (reflets bleus), yeux noirs
Pétale de Rose : pelage roux rouge (reflets rouges), yeux noirs
Source de Lune °° : pelage gris foncé, yeux argentés
Forêt d'Emeraude : pelage marron, yeux vert émeraude
Fleur de Soleil °°° : pelage doré (reflets dorés), yeux noirs
Lune d'Argent : pelage gris clair (reflets argentés), yeux argentés
Tempête de Fleurs °°°° : pelage roux et gris, yeux noirs
Rivière de Lave : pelage rouille, yeux vert foncé
Perle de Brume : pelage gris perle (reflets argentés et bleus), bouts des pieds, museau, poitrail, ventre blanc immaculé, yeux bleu-gris
Rayon d'Or : pelage doré, yeux argentés
Fleur de Corail : pelage roux rouge (reflets rouge), yeux verts

Mâles :
Eclair de Pluie ° : pelage gris foncé (reflets bleu acier), yeux bleu foncé
Poussière d'Etoile : pelage cuivre, yeux noirs
Plume de Lumière °° : pelage jaune-doré, yeux noisette
Etoile du Matin : pelage gris clair, yeux noirs
Nuage de Coton : pelage blanc immaculé, yeux bleu foncé
Pelage de Sable °°° : pelage sable, yeux noisette
Orage de Printemps °°°° : pelage gris foncé, yeux noirs
Espoir de l'Aube : pelage gris très pâle, yeux bleu clair
Feuille de Chêne : pelage brun mat, yeux verts
Coeur d'Encre : pelage noir d'encre (reflets bleus métallisées) yeux argentés
Patte de Miel : pelage gris foncé, pattes miel, yeux miel
Oreille de Jais : pelage sable, oreilles noires, yeux noirs


Louve Solitaire


Territoire : Nord de la forêt aux pieds des Montagnes du Coucher du Soleil
Femelle :
Lac de Givre : pelage gris très pâle, yeux bleu foncé


Meute des Forêts

Territoire : Extrême Sud de la forêt des Montagnes du Coucher du Soleil et Sud de la forêt aux pieds des Montagnes du Coucher du Soleil
Couple Alpha : Perle de Brume – Coeur d'Encre
Femelle :
Perle de Brume ° : pelage gris perle (reflets argentés et bleus), bouts des pieds, museau, poitrail, ventre blanc immaculé, yeux bleu-gris
Mâle :
Coeur d'Encre ° : pelage noir d'encre (reflets bleus métallisés), yeux argentés
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Perle de Brume, le début d'une nouvelle vie de louve
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